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Tchouvatch Slovaque

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Tchouvatch Slovaque

Photo* d’origine : Janin Ranc
(*ne représente pas forcément l’idéal de la race)

Classification FCI :

Groupe 1 : Chiens de berger et de bouvier (sauf chiens de montagne et de bouvier suisses)
Section 1 : Chiens de berger

Standard FCI n°142 :

Origine :

Slovaquie

Caractère :

D’une loyauté et d’un courage à toute épreuve, il ne recule devant aucun intrus, pas même les ours ni les loups. Pour ne pas le confondre avec les bêtes sauvages la nuit, la tradition exige que le Tchouvatch slovaque soit blanc.

Taille et Poids :

Tailles*Poids
Mâles62 à 70 cm36 à 44 kg
Femelles59 à 65 cm31 à 37 kg

*Hauteur au garrot

Bref aperçu historique :

Le groupe de races de chiens de montagne blancs est issu de loups de l’Arctique dont les restes, datant de l’ère préglaciaire, ont été retrouvés dans les régions montagneuses d’Europe situées à proximité de glaciers. Il s’agit en l’occurrence des faces nord du Caucase, des Balkans (en particulier les Rhodopes), des Carpates (notamment les Tatras), des faces nord des Abruzzes et des Alpes, ainsi que des Pyrénées. Les restes de chiens de montagne retrouvés dans ces régions froides et humides sont accompagnés de traces de flore et de faune dont les spécimens les plus proches géographiquement furent découverts en Scandinavie par l’explorateur suédois Wahlenberg. Cette proximité avec certains animaux domestiques nordiques, nous la retrouvons dans les Tatras et les Carpates avec le cheval Huçul, dont le parent le plus proche est le Dole Gudbrandsdal. Il en va de même du Tchouvatch slovaque, dont l’équivalent nordique est le Berger de Poméranie (Pommernscher Hütehund), etc.
Dans les Alpes slovaques, l’agriculture conserve des traditions ancestrales. Le Tchouvatch slovaque, les brebis des montagnes, le cheval huçul et les habitants forment le socle d’une économie où l’élevage animal repose sur les pâturages.
Les habitants des montagnes slovaques étaient pour la plupart des citoyens libres ayant échappé au travail forcé à l’époque du Moyen-Âge. Ils montaient la garde aux frontières et payaient leur dû sous la forme de fromage de brebis. Leur organisation, la « Wallachischer Bund (Union) » (Valasski Opasek), fut basée à Kaschau jusqu’à l’abolition des travaux forcés. Les membres de cette organisation militaire et d’élevage opéraient en montagne, dans les prairies, flanqués de leurs chiens caractéristiques (les chiens de garde des Tatras). Ils sont d’ailleurs systématiquement représentés en leur compagnie.
Admirable chien de garde et de compagnie, remarquable guide pour les bergers, le Tchouvatch slovaque a également démontré ses aptitudes à protéger le bétail, à accompagner les volailles et autres animaux domestiques vers les pâturages, mais aussi à monter la garde d’objets divers. Des vacanciers de passage chez des fermiers de la montagne pour acheter du fromage et d’autres denrées furent séduits par ces chiots au poil dense et ramenèrent des individus dans les plaines pour y implanter la race. Du fait de leur aspect peu habituel, il n’était pas rare que ces chiens y soient considérés comme une race de luxe.
Du côté polonais des Tatras, on retrouve une race similaire : le Berger du Goral (chien de montagne). « Liptauer », surnom local attribué à ce chien particulièrement robuste, évoque ses origines slovaques. La région où se serait développée le Tchouvatch slovaque serait donc délimitée par la topographie.
Le livre des origines du Tchouvatch slovaque fut fondé en République tchèque il y a de cela plus de trente ans par le Professeur Anton Hruza du Collège vétérinaire de Brno. Les premiers individus provenaient de localités voisines : Liptovska Luzna, Kokava, Vychodna v. Tatrach, et des environs de Rachovo, dans les Carpates. Un premier élevage, « Ze zlaté studny » (de la fontaine dorée), fut fondé à Svitavy et Brno. Le Kennel Club des Carpates avait le préfixe « Z Hoverla » (de Hoverla).
Depuis, le club des éleveurs de Tchouvatchs slovaques, basé à Bratislava, produit des archives, organise des expositions, des évaluations, des compétitions et des concours aux quatre coins du pays. D’autres lignées anciennes proviennent de Liptovské Hole, Velky Choc, Zakopané, Martin, Jedlova et Jeseniky.
Les lignées les plus éloignées sont celles de Topas, Uran, Simba, Hrdos, Ibro, Cuvo, Bundas, Dinar, Samko, Bojar, Olaf, etc.
Sur le plan génétique, le Tchouvatch slovaque peut être défini comme un chien de montagne « leucique » à truffe noire ou, dans une moindre mesure, comme un chien « flavistique », à la truffe marron et aux yeux plus clairs. La combinaison de ces deux types génétiques, avec une prédominance du premier type, a produit une différence certaine dans les nuances de la robe et la pigmentation des paupières, des yeux, du museau, des lèvres et des muqueuses.
Une sélection stricte en faveur du premier type a permis aux juges et aux éleveurs d’obtenir le type requis par le présent standard et de stabiliser la race.
D’après un recensement récent, le nombre de membres du club possédant possédant des reproducteurs en race pure serait d’environ 200. On dénombre près de 800 individus (en vie) inscrits dans le pays.
La qualité de notre sélection pour le Tchouvatch slovaque a été confirmée par les résultats favorables obtenus lors de concours internationaux (Prague, Brno, Liberec, Bratislava, Leipzig, etc.) et ce malgré une forte concurrence internationale.

Aspect général :

D’un point de vue du type, le Tchouvatch slovaque est un chien de montagne de constitution robuste, à l’allure imposante et au poil blanc épais. Doté d’une ossature solide, c’est un chien plein d’entrain, vigilant, intrépide et alerte. Il s’est habitué, au fil des siècles, au climat rigoureux des montagnes slovaques, en particulier les Tatras. Le corps, pouvant s’inscrire dans un rectangle moyen, est porté par des membres solides et passablement longs. Sa vigilance et sa vivacité lui ont valu son nom : le mot « cuvat » signifie « entendre » en slovaque.

Allures :

Etonnamment légères vu la constitution puissante du Tchouvatch slovaque, agiles et rapides quels que soient le terrain et les conditions météorologiques. L’allure préférée est le trot.

Robe :

  • Qualité du poil : A l’exception de la tête et des membres, un poil dense recouvre le corps sans former de raie sur le dos ni de franges au niveau de la queue et des fesses. Les mâles sont pourvus d’une imposante collerette. Sur la tête et les membres, le poil est couché et court, quoique légèrement plus long sur la face postérieure des membres. Le poil court se fond peu à peu depuis l’attache des oreilles jusque dans la collerette. Le sous-poil disparaît intégralement sous le long poil de couverture, dont la longueur varie entre 5 et 15 cm.
    C’est au niveau de la collerette que le poil est le plus ondulé. Il est modérément ondulé ailleurs et forme sur le dos une infinité de vaguelettes qui se fondent les unes aux autres. Les vagues isolées et distinctes sont indésirables.
    Le poil doit être fourni et léger.
  • Sous-poil : fin et dense. Sa longueur atteint la moitié voire les deux tiers de la longueur du poil de couverture. Le sous-poil tombe en été, le pelage devient alors moins dense. Le reste de l’année, il reste léger en raison du poil de couverture ondulé qui ne doit pas former de raie au niveau du dos.
  • Couleur du poil : Blanc. On admet, sans les apprécier, des charbonnures jaunâtres au niveau de l’attache des oreilles. Les taches jaunes distinctes ne sont pas autorisées.

Peau :

Lâche au niveau du tronc, bien appliquée aux tissus sous-jacents partout ailleurs. La peau est rose. La pigmentation noire est admise uniquement sur le pourtour de l’œil, le cou, les coussinets et le museau, où la couleur se fond avec le noir des épithéliums.

Tête :

  • Région crânienne :
    • Crâne : Solide, oblong, large entre les deux oreilles. Le front, large, est doté d’un léger sillon qui va en s’amenuisant vers l’arrière. Les arcades sourcilières sont bien proportionnées et obliques sur les côtés. Le haut de la tête est plat. Le cou, bien défini, se situe dans le prolongement d’une nuque solide et modérément saillante. Vu de profil, le dessus de la tête est légèrement bombé comparé au chanfrein.
    • Stop : Modéré.
  • Région faciale :
    • Truffe : Noire, surtout en été.
    • Museau : Rectiligne vu de profil et d’une longueur à peu près égale à la moitié de la longueur de la tête. Plutôt large, il va en s’amenuisant vers l’avant. Fort, de longueur moyenne, tronqué.
    • Lèvres : Bien appliquées, avec les commissures des lèvres bien jointives. Les muqueuses, noires et fines, dessinent discrètement la gueule. Moyennement épaisses sans être lâches. Le palais est de couleur noire.
    • Mâchoires/dents : Fortes, avec un articulé toujours complet en ciseaux.
    • Yeux : De couleur marron et de forme ovale, ils sont insérés dans un plan horizontal. Les paupières sont noires et épousent parfaitement le globe oculaire. La caroncule lacrymale est de couleur noire, donnant à l’individu un regard expressif.
    • Oreilles : Attachées haut et mobiles au niveau de leur attache. De longueur modérée, elles retombent le long de la tête. La moitié située du côté de la pointe de l’oreille est recouverte d’un poil plus fin. Au repos, la pointe arrondie descend jusqu’au niveau de la gueule.

Cou :

Inséré droit, il est porté redressé lorsque le chien est aux aguets. Les sujets mâles ont un cou très puissant pourvu d’une belle collerette. Absence de fanon.

Corps :

Sa longueur est supérieure à la hauteur au garrot.

  • Dos : Droit, de longueur moyenne et fort.
  • Rein : Modérément arqué. Bien rattaché au sacrum, musclé, très fort et de longueur adéquate.
  • Croupe : Forte, large et légèrement oblique.
  • Poitrine : Large. Le sternum remonte jusqu’au niveau de l’articulation de l’épaule.
  • Cage thoracique : Côtes bien cintrées. Cage thoracique plus haute que la moitié de la hauteur au garrot et descendue plus bas que les coudes. La longueur de la cage thoracique dépasse la moitié de la longueur du corps. Sa largeur correspond au quart de la hauteur au garrot.
  • Côtes : Arquées, obliques vers l’arrière, elles marquent clairement le passage aux flancs.
  • Ventre : Ventre et flancs bien accordés, modérément levrettés.

Queue :

Attachée bas. En station debout et au repos, elle pend jusqu’au niveau des jarrets. Rectiligne comme un cigare, la pointe jamais recourbée. Quand le sujet est en mouvement, elle est portée recourbée au-dessus des reins.

Membres :

  • Membres antérieurs :
    Droits et bien d’aplomb, formant de bons piliers, avec une bonne angulation du bras et du coude. Les pieds sont forts et ronds, avec des doigts bien serrés. Les membres sont généralement assez longs, surtout chez les mâles.

    • Epaule : Bien relâchée et longue. Le bras est musclé, fermement rattaché au tronc et oblique en direction du coude.
    • Avant-bras : Vertical, fort, musclé et long.
    • Carpe (poignet) : Osseux et fort.
    • Métacarpe : Court, fort et modérément oblique.
    • Pieds antérieurs : Ronds et bien cambrés, avec des doigts et des ongles solides. Recouverts d’un poil dense et pourvus de bons coussinets noirs.
  • Membres postérieurs :
    Les fesses et les cuisses forment un ensemble musclé, oblong et très large.

    • Grasset : Bien musclé et bien angulé.
    • Jambe : Oblique, forte et bien musclée.
    • Jarret : Fort, en angle obtus ; plutôt bas mais bien marqué et large.
    • Tarse : Court et fort. Vertical. Aucune restriction en matière de transition vers les métatarses. La présence d’ergots est indésirable.
    • Pieds postérieurs : Légèrement plus longs que les antérieurs mais de même forme. Les doigts sont passablement plus forts et plus cambrés.

Lien :

Club Des Chiens De Berger De L’Est Et ItalienCBEI
4 rue des Maisons Rouges
37340 Hommes

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