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Dogue De Majorque

Dogue de Majorque

Photo* d’origine : Ca de Bou
(*ne représente pas forcément l’idéal de la race)

Classification FCI :

Groupe 2 : Chiens de type Pinscher et Schnauzer – Molossoïdes – Chiens de montagne et de bouvier suisses
Section 2 : Molossoïdes, type dogue

Standard FCI n°249 :

Origine :

Espagne

Caractère :

Bien que d’un caractère pacifique, il peut, selon les circonstances, faire preuve d’intrépidité et de courage. Sociable dans ses contacts avec les hommes, il est fidèle et attaché à son maître. Dans sa fonction de gardien et de défenseur, il est insurpassable. Au repos, il inspire confiance et est sûr de lui; en éveil son regard devient pénétrant.

Taille et poids :

Hauteur au garrotPoids
Mâles55 à 58 cm35 à 38 kg
Femelles35 à 38 kg30 à 34 kg

Bref aperçu historique :

Depuis des temps immémoriaux, la navigation d’est en ouest et vice-versa a servi de vecteur pour la transmission de la culture et des sciences d’un pays méditerranéen à l’autre. Ces échanges, bien que principalement d’ordre commercial, concernèrent aussi des animaux domestiques, entre autres des chiens qui, dès l’origine, étaient destinés à la défense contre les pirates et les boucaniers qui ravageaient les ports et les agglomérations du littoral. Parmi ces chiens, généralement forts, gros et robustes, à tête massive et mâchoires puissantes, se profilait le dogue de la péninsule ibérique, qui, à différents endroits en Espagne, était utilisé à la chasse et au combat entre chiens ou contre des taureaux. Ce chien accompagna le roi Jacques Ier dans ses conquêtes et parvint aux Baléares vers l’an 1230. A la suite du traité d’Utrecht, au 17ème siècle, Minorque et d’autres territoires passèrent sous la domination de l’Angleterre. Les anglais introduisirent leurs propres chiens de garde et de combat dans les îles Baléares et les croisèrent avec le dogue de la péninsule ibérique qui s’y trouvait déjà.
Au début du 18ème siècle, les combats de chiens et avec des taureaux étaient très répandus en Angleterre, de sorte que les anglais résidant dans les îles Baléares cherchèrent un chien apte à de tels combats. C’est de là que provient le nom de Ca de Bou, chien à taureau.
Dans le livre des Origines espagnol publié en 1923, l’existence de cette race est attestée. En 1929, le premier sujet Ca de Bou fut inscrit et obtint un prix lors de l’exposition canine à Barcelone.

Aspect général :

Typiquement molossoïde, il est de taille moyenne, légèrement allongé, fort et lourd. La différence entre les sexes est marquée, surtout en ce qui concerne la tête qui est plus volumineuse chez le mâle que chez la femelle.

Allures :

L’allure typique de la race est le trot.

Robe :

  • Qualité du poil : Court et rude au toucher.
  • Couleur : Bringé, fauve et noir, couleurs recherchées dans cet ordre. Chez les bringés, on préfère les tons foncés; chez les fauves les nuances intenses. Les taches blanches sont admises aux pieds antérieurs, au poitrail et au museau jusqu’à un maximum de 30% de la surface du corps. Le masque noir est également admis.

Peau :

Plutôt épaisse, bien appliquée au corps, sauf au cou où un léger fanon est admis.

Tête :

Puissante et massive.

  • Région crânienne :
    • Crâne : Il est grand, large et presque carré; tout spécialement chez le mâle, sa circonférence dépasse le tour de poitrine mesuré à la hauteur du garrot. Le front est large et plat, le sillon frontal marqué vu de face la forme du crâne masque l’occiput. Les lignes supérieures du crâne et du chanfrein sont presque parallèles, légèrement convergentes.
    • Stop : Vu de profil, il est marqué et proéminent; vu de face, on ne le perçoit que grâce aux arcades sourcilières qui délimitent un sillon frontal prononcé.
  • Région faciale :
    Les muscles maxillaires sont forts, saillants et s’étendent jusque dans la région oculaire moyenne; bien que quelques plis puissent se former latéralement sur les muscles des mâchoires, on peut affirmer que dans l’ensemble la peau de la tête ne présente pas de plis.

    • Truffe : Noire et large; entre les narines, le philtrum est bien dessiné.
    • Museau : Partant de l’angle interne de l’œil, il est large et conique, rappelant de profil un cône tronqué avec base large.
      La ligne supérieure du chanfrein est droite et légèrement ascendante. La longueur du museau se rapporte à la longueur du crâne comme 1 à 3.
    • Lèvres : La lèvre supérieure couvre l’inférieure jusqu’au milieu du museau, où se trouve la commissure. La lèvre supérieure est bien jointive, alors que l’inférieure forme quelques plis dans sa partie centrale, de sorte que, quand la gueule est fermée, les lèvres ne frappent pas. La muqueuse buccale est rouge et présente des stries transversales marquées; le bord des gencives est noir.
    • Mâchoires/dents : Les os des mâchoires sont forts avec des incisives correctement alignées, des canines bien séparées et une denture complète, blanche et solide qui présente un articulé prognathe; sans être exagéré, ce prognathisme inférieur ne doit pas dépasser un centimètre. Quand la gueule est fermée, les dents ne doivent pas être visibles.
    • Yeux : Grands, ovales, avec ouverture palpébrale large, prononcée et placée légèrement de biais; iris d’une couleur la plus foncée possible en accord avec la couleur de la robe; les yeux ne doivent pas laisser voir la conjonctive; de face, on ne voit pas le blanc de l’œil; ils sont implantés bas et bien séparés l’un de l’autre.
    • Oreilles : Insérées haut et latéralement, elles sont plutôt petites; tirées et plissées vers l’arrière, elles laissent voir la face interne du pavillon de l’oreille; il s’agit d’une oreille dite en forme de rose. Au repos, la pointe de l’oreille est placée plus bas que la ligne de l’œil.

Cou :

Solide, épais, bien proportionné par rapport à l’ensemble; la largeur de son attache thoracique correspond environ au diamètre de la tête; il se fond harmonieusement dans le garrot. La peau est un peu lâche; un léger fanon est admis.

Corps :

  • Rein et flancs : Courts, relativement étroits, formant une courbure prononcée vers la croupe.
  • Croupe : Approximativement 1 à 2 cm plus haute que le garrot; inclinée de 30° par rapport à l’horizontale, elle est un peu plus étroite que la cage thoracique.
  • Thorax : Cage thoracique légèrement cylindrique, bien descendue jusqu’au niveau des coudes; large au niveau du garrot, les pointes des omoplates étant séparées.
  • Ligne du dessous : Poitrine parallèle au sol, ventre remontant doucement; il est légèrement relevé, jamais levretté.

Queue :

D’implantation basse, elle est forte à sa racine et s’amenuise vers son extrémité qui atteint le jarret; elle se termine en pointe. Au repos, elle tombe naturellement, alors qu’en action elle est légèrement courbe et relevée au niveau de la ligne du dos.

Membres :

  • Membres antérieurs :
    • Epaule : Modérément courte, légèrement oblique, peu saillante.
    • Bras : Droits et parallèles, bien séparés l’un de l’autre.
    • Coude : Ecarté vu la largeur de la poitrine, mais jamais décollé.
    • Avant-bras : Bien musclés, droits, d’une ossature solide.
    • Pieds antérieurs : Solides, avec des doigts forts, mais bien serrés et légèrement cambrés; les coussinets sont faiblement pigmentés.
  • Membres postérieurs :
    • Vue d’ensemble : Musclés, plus longs que les antérieurs.
    • Cuisses : Longues, articulations naturellement coudées.
    • Jarrets : Courts, droits et solides. Ergots indésirables.
    • Pieds postérieurs : Présentant dans leur ensemble une forme ovale, ils sont solides, avec des doigts forts et plus longs que ceux des pieds antérieurs. De préférence, les coussinets sont pigmentés.

Lien :

Club Des Amateurs De Molossoïdes Ibériques Et Latino-AméricainsCAMILA
Les Croyes
Route de la Bastide

84240 Grambois

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