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Chien De Saint-Hubert

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Chien De Saint-Hubert

Photo* d’origine : Claudia Krebs
(*ne représente pas forcément l’idéal de la race)

Classification FCI :

Groupe 6 Chiens courants, Chiens de recherche au sang et races apparentées
Section 1.1 Chiens courants de grande taille

Standard FCI n°84 :

Origine :

Belgique

Caractère :

Doux, placide, gentil et sociable vis-à-vis des personnes. Particulièrement attaché à son maître.
Tolérant envers ses compagnons de chenil et autres animaux domestiques. Il est plutôt réservé et obstiné. Tout aussi sensible aux compliments qu’aux corrections. Jamais agressif. Sa voix est très grave, mais il n’est pas aboyeur.

Taille et poids :

Hauteur au garrot (idéale)Poids
Mâles68 cm46-54 kg
Femelle62 cm40-48 kg
N.B.Tolérances : 4 cm en moins ou en plus
La taille et le poids doivent être en harmonie

Bref aperçu historique :

Chien courant de grande taille et limier par excellence, ayant des origines très anciennes. Depuis des siècles, il est connu et apprécié pour son flair exceptionnel et pour ses bonnes aptitudes à la chasse. Il a été élevé dans les Ardennes par les moines de l’Abbaye de Saint-Hubert. Il descendrait des chiens de chasse à courre de couleur noire ou noir et feu, qui étaient employés au VIIe siècle par le moine Hubert qui, plus tard, fut nommé évêque et qui, canonisé, devint le patron des chasseurs. Ces grands chiens courants se répandirent dans les Ardennes, en raison de la présence du gros gibier qu’abritaient les forêts étendues de cette région. On vantait les Chiens de Saint-Hubert pour leur robustesse et leur endurance, surtout dans la chasse à courre au sanglier. Les premiers Chiens de Saint-Hubert étaient noirs, mais plus tard également noir et feu. Au XIe siècle ces chiens furent importés en Angleterre par Guillaume le Conquérant.
A la même époque, des chiens de même type mais à la robe complètement blanche, appelés « Talbots », y furent également introduits. En Angleterre, les chiens importés ont fait souche. Les produits d’élevage de ces Chiens de Saint-Hubert y reçurent le nom de « bloodhound » (chien de sang) qui vient de « blooded hound » signifiant un « hound de pur sang », donc de race pure. Par la suite, la race se développa également aux Etats-Unis. Dans les Etats du Sud surtout, ces chiens furent utilisés pour la recherche des esclaves évadés.

Aspect général :

Chien de chasse et limier massif de grande taille, le plus puissant de tous les chiens courants. Il est harmonieux dans ses lignes, doté d’une forte ossature, d’une bonne musculature et de beaucoup de substance, mais sans impression de lourdeur. Il est allongé de structure, inscriptible dans un rectangle. L’ensemble est imposant et plein de noblesse. Son attitude est solennelle. La tête et le cou attirent l’attention par une peau abondante, souple et fine, pendant en plis profonds. Ses allures sont impressionnantes, plutôt lentes et avec un certain roulis, mais souples, élastiques et dégagées. Aucune caractéristique ne peut être exagérée au point de briser l’harmonie de l’ensemble, de donner une apparence de grossièreté et encore moins de nuire à la santé ou au bien-être du chien. Comme exagérations possibles peuvent être mentionnées : yeux trop enfoncés ou trop petits; paupières distendues; peau abondante et lâche par excès, avec des plis trop nombreux et trop profonds; trop de fanon; tête trop étroite. Des chiens trop grands, au corps trop lourd ou trop massif, sont également indésirables, car cela nuit à leur utilité.

Allures :

Le jugement des allures, très typiques chez le Chien de Saint-Hubert, est extrêmement important. A l’allure normale, le trot, le mouvement est régulier, à pas mesurés, élastique et dégagé, couvrant plus de terrain que chez tout autre chien courant, et, ce qui est très caractéristique, en roulant, mais sans marcher de travers. Les postérieurs se portent bien en arrière, il y a une bonne poussée de l’arrière-main, l’amplitude des mouvements des antérieurs et des postérieurs est égale et la ligne du dessus reste horizontale. Les membres se meuvent parallèlement, mais à plus grande vitesse les pieds se rapprochent. Le fouet est porté haut, en forme de sabre, sans que la courbure ne devienne trop prononcée. Le Chien de Saint-Hubert doit être capable de maintenir un trot de longue durée, sans montrer de signes de fatigue.

Robe :

  • Qualité du poil : Sur le corps le poil bien couché est court, dense, assez dur et résistant aux intempéries. Sur la tête et les oreilles le poil est très court et doux au toucher. Le dessous de la queue est garni de poils un peu plus longs et plus rudes.
  • Couleur du poil : On peut distinguer trois couleurs de la robe : les bicolores noir et feu (« black and tan ») et foie et feu (« liver and tan »), et l’unicolore rouge (« red »). Chez les chiens noir et feu la part du noir varie, selon que ce soit un manteau ou une selle. Chez un chien à manteau le noir est prédominant; le feu (fauve) se trouve seulement sur le museau, aux joues, au-dessus des yeux, sur le poitrail, aux membres et à la région périanale.
    Un chien à selle présente des feux plus étendus car le noir se limite plus au moins à la partie dorsale. Les mêmes dispositions des zones colorées se présentent chez le bicolore foie et feu. Les couleurs ne sont pas toujours bien affirmées, ni distinctement délimitées.
    Dans les parties plus foncées, il est possible que des poils disséminés plus clairs ou de couleur blaireau apparaissent. Un tel mélange de poils de couleur différente est admis. Chez l’unicolore rouge, le rouge peut varier du rouge clair au rouge foncé.
    Une couleur délavée du feu chez les bicolores ou du rouge chez les unicolores est indésirable. Un peu de blanc au poitrail, aux doigts et à l’extrémité de la queue est toléré sans être souhaité.

Proportions importantes :

  • Longueur du corps / hauteur au garrot : 10/9.
  • Hauteur de poitrine / hauteur au garrot : 1/2.
  • Longueur de la tête / longueur du corps : 3/7.
  • Longueur du chanfrein / longueur de la tête : 1/2.

Peau :

Souple sur tout le corps, lâche et élastique. La peau fine, très lâche et abondante sur la tête, est très caractéristique. Sur le front et les faces latérales du museau, la peau forme des plis qui pendent et qui sont plus marqués encore quand la tête est portée bas. Toutefois, des rides et des plis trop accentués sur le front et les arcades sourcilières, ne devront jamais nuire aux yeux. Des plis de peau sur le corps, dus à une peau trop ample, ne sont pas désirables.

Tête :

La tête, imposante, majestueuse et pleine de noblesse, est le point le plus caractéristique de la race. Elle est haute, mais étroite par rapport à sa longueur et longue par rapport à la longueur du corps. La structure osseuse est bien visible. Les faces latérales sont aplaties et le profil est carré. Le chanfrein est sensiblement parallèle à la ligne supérieure prolongée du front. La peau, abondante et fine, forme sur le front et les joues des rides et des plis profonds, tombant quand la tête est portée bas et se prolongeant dans les plis du fanon fortement développé. La peau est moins abondante chez la femelle.

  • Région crânienne :
    Le crâne est haut, long, plutôt étroit et les faces latérales aplaties. Les arcades sourcilières sont peu proéminentes, quoiqu’elles puissent le paraître. La protubérance occipitale est très développée et distinctement saillante.

    • Stop : Peu marqué.
  • Région faciale :
    • Truffe : Noire ou marron; toujours noire chez les chiens noir et feu. La truffe est large, bien développée et les narines bien ouvertes.
    • Museau : Aussi long que le crâne, haut, large près des narines et de largeur égale sur toute sa longueur. Le chanfrein est ou bien rectiligne ou bien un peu busqué (léger nez de bélier).
    • Lèvres : Très longues et flasques ; les lèvres supérieures pendent au- dessus des lèvres inférieures et forment à l’avant un angle droit avec le chanfrein, ce qui donne un profil carré au museau. Vers les commissures à l’arrière, elles deviennent des babines charnues (moins prononcées chez la femelle), qui se fondent imperceptiblement dans le fanon abondant.
      Le bord des lèvres supérieures descend environ 5 cm plus bas que la mâchoire inférieure. Le bord des lèvres est bien pigmenté, noir ou marron, suivant la couleur de la truffe.
    • Mâchoires/dents : Denture complète, articulé « en ciseaux » correct; dents fortes et blanches, régulièrement implantées dans les mâchoires bien développées ; une denture « en pince » est tolérée.
    • Joues : Creuses et maigres, surtout en dessous des yeux.
    • Yeux : Brun foncé ou noisette, d’une teinte plus claire (ambre) chez les chiens sans selle ou manteau noir. Yeux de grandeur moyenne; ovales, non larmoyants, ni saillants, ni enfoncés dans l’orbite, laissant l’iris complètement visible. Paupières sans irrégularité dans leur contour, normalement adaptées au globe oculaire; des paupières inférieures un peu distendues, de sorte qu’un peu de conjonctive soit visible, sont pourtant tolérées. En aucun cas les cils ne peuvent toucher et gêner les yeux. L’expression est douce, gentille et digne, le regard un peu mélancolique.
    • Oreilles : Minces et souples, couvertes de poils courts, fins et veloutés au toucher ; pavillons très longs, dépassant au moins l’extrémité du nez quand on les pose sur le dessus du chanfrein; oreilles attachées très bas, au niveau des yeux ou plus bas, sur le côté de la tête, tombant en plis gracieux, enroulées vers l’intérieur et vers l’arrière (oreilles tire-bouchonnées).

Cou :

Long, afin que le chien puisse suivre la piste le nez sur le sol; fortement musclé; la peau de la gorge est lâche et extrêmement développée, présentant un fanon double, mais cela est moins prononcé chez la femelle.

Corps :

Les lignes du dessus et du dessous sont presque parallèles.

  • Garrot : Légèrement marqué.
  • Dos : Droit, large, long et solide.
  • Rein : Large, fort, court, très légèrement arqué.
  • Croupe : Bien musclée, presque horizontale, jamais avalée, bien large et assez longue.
  • Poitrine : De forme ovale, large, haute, formant nettement une carène entre les antérieurs; cage thoracique suffisamment longue; poitrail et pointe de l’épaule bien en saillie; côtes bien arquées, ni plates, ni en tonneau.
  • Ligne du dessous et ventre : Ligne du dessous presque horizontale; dessous de la poitrine bien descendu; flancs bien pleins, larges et descendus, ventre seulement très peu relevé.

Queue :

Longue, forte, épaisse, attachée haut, dans le prolongement de la ligne dorsale, s’amincissant graduellement vers l’extrémité; portée en sabre; en action, la queue est courbée gracieusement au-dessus de la ligne dorsale, jamais enroulée ou déviée latéralement; le dessous de la queue est garni d’un poil plus rude, d’environ 5 cm, qui devient progressivement plus court vers l’extrémité.

Membres :

  • Membres antérieurs :
    • Vue d’ensemble : Bien musclés ; les antérieurs puissants, droits et parfaitement parallèles.
    • Épaule : Longue, bien oblique, bien musclée mais pas chargée.
    • Bras : Long, oblique et formant une bonne angulation avec l’épaule.
    • Coude : Bien appliqué, ni décollé, ni serré.
    • Avant-bras : Droit, ossature forte et ronde.
    • Carpe (poignet) : Ferme.
    • Métacarpe : Robuste, d’aplomb vu de devant, légèrement incliné vers l’avant vu de profil.
    • Pieds antérieurs : Compacts, très solides ni tournés en dedans, ni en dehors; les doigts bien cambrés, bien articulés et serrés (pieds de chat); les coussinets épais et solides; les ongles courts et robustes.
  • Membres postérieurs :
    • Vue d’ensemble : Solides, puissamment musclés, en harmonie avec les membres antérieurs; vus de derrière parfaitement parallèles, ni serrés, ni ouverts.
    • Cuisse : De bonne longueur et fortement musclée.
    • Grasset (genou) : Bien angulé ; ni tourné en dedans, ni en dehors.
    • Jambe : Suffisamment longue et fortement musclée.
    • Jarret : Solide, près de terre et bien angulé.
    • Métatarse : Fort et court.
    • Pieds postérieurs : Comme les pieds de devant.

Lien :

Club Français Du Chien De Saint-Hubert
230 Chemin de Monteguy
64990 Urcuit

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