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Brachet Polonais – Ogar Polski

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Brachet polonais

Photo* d’origine : Joanna Zembrzuska
(*ne représente pas forcément l’idéal de la race)

Classification FCI :

Groupe 6 : Chiens courants, chiens de recherche au sang et races apparentées
Section 1 : Chiens courants de taille moyenne

Caractère :

Le Brachet polonais, comme tous les chiens courants au flair, donne la chasse au gibier avec force aboiements. La voix est grave chez le mâle et plus aigüe chez la femelle. Aboyer se dit « donner de la voix » chez les chasseurs et lorsque les chiens donnent bruyamment la chasse au gibier, on parle de « poursuite ». Ce chien de chasse remarquable est également un excellent animal de compagnie, facile à maîtriser, dévoué à son foyer et méfiant envers les étrangers.

Standard FCI n°52 :

Date de publication : 03/11/2014

Origine :

Pologne

Taille et poids :

Hauteur au garrot :

  • Mâles : 56-65 cm
  • Femelles : 55-60 cm

Poids : Le poids devrait être proportionnel à la hauteur au garrot et à la constitution générale.

Bref aperçu historique :

L’Ogar est une race polonaise très ancienne. On trouve les premiers récits de chasses à courre en Pologne dans La Chronique de Gallus Anonymus au XIème siècle. Des chroniqueurs du XIVème siècle relatent que les Ogars étaient élevés spécialement pour la chasse royale. Le nom Ogar est mentionné dans Le Livre des arts ruraux de Piotr Krescentyn, publié à Cracovie en 1549 et dans La Vie d’un honnête homme de Mikolaj Rej en 1568. En 1618, une maison d’édition de Cracovie publie La Chasse à courre avec l’Ogar par le conte Jan Ostrorog, voïvode de Poznań. Cet ouvrage peut être considéré comme le premier guide cynologique polonais, contenant les principes de l’élevage rationnel.
On doit la première description du Brachet polonais à Krzysztof Kluk en 1779 dans son livre Les Débuts de l’histoire naturelle et de l’élevage des animaux sauvages et domestiques nationaux. Au XIXème siècle, de nombreuses publications polonaises, mais également allemandes et russes, décrivent le Brachet polonais en détail.
L’étymologie du mot Ogar est incertaine. Divers auteurs revendiquent différentes origines du mot. Selon Sztolcman et Gerald-Wyzycki, Ogar viendrait du mot polonais « ogorzaly » (fauve) qui décrit la couleur du Brachet polonais. Pour Mann, Ogar pourrait dériver du mot « grac » (donner de la voix) qui décrit l’aboiement caractéristique lors de la traque, alors que Frankiewicz en trouvait l’explication dans le mot tchèque « ohar » signifiant chien d’arrêt. Le Brachet polonais était un chien très populaire et il a trouvé sa place légitime dans la littérature. Il est représenté sur des gravures, emblèmes ancestraux et urbains, armoiries, sceaux, ex-libris et dans les peintures des XVIIIème et XIXème siècles.
Dès le XIXème siècle, des Brachets polonais étaient présentés dans des expositions canines. A cette époque, la Pologne était sous occupation et le Brachet polonais était élevé dans les chenils de la noblesse polonaise sur le territoire annexé par la Russie. La Pologne recouvra son indépendance à l’issue de la Grande Guerre en 1918, après 123 ans d’occupation. La chasse à courre ne survécut de façon rémanente que dans les zones frontalières orientales, c’est-à-dire les régions de Polésie, Volhynie et Vilnius. Après la seconde guerre mondiale, en perdant ces régions frontalières de l’est, la Pologne perdait également le berceau du Brachet polonais. Il n’y eut pratiquement aucun élevage de ce chien à l’intérieur des nouvelles frontières du pays. En 1959, le colonel Piotr Kartawik importa les quatre premiers Brachets polonais de son pays d’origine (aujourd’hui la Biélorussie) et établit le premier chenil de Brachets polonais de l’après-guerre en le dénommant « Z Kresow » (« De la frontière »). En 1964, à partir des chiens du chenil « Z Kresow » de Kartawik, l’ingénieur Jerzy Dylewski rédigea le premier standard de la race du Brachet polonais qui fut enregistré à la FCI le 15 novembre 1966 sous le numéro 52.

Aspect général :

Chien de taille moyenne, de constitution musclée et relativement massive, permettant l’endurance mais pas la vitesse.

Allures :

Trot lent. Pendant la poursuite du gibier, le galop n’est pas très rapide.

Robe :

  • Qualité du poil : Sur la tête, le museau, les oreilles et les membres, le poil est court et lisse. Sur les autres parties du corps, il est de longueur moyenne, gros et dur. Il est un peu plus long sur la nuque, la culotte et la face inférieure de la queue. Le sous-poil est épais et doux.
  • Couleur du poil : Couleur feu et manteau sombre. Le poil noir ou gris foncé forme une selle, couvrant toute la nuque, empiétant sur l’arrière de la tête, recouvrant le dos complètement, les deux côtés du corps et le haut de la queue. La couleur feu (fauve) peut prendre différentes teintes, allant du jaune foncé à l’acajou, sur la tête et particulièrement au-dessus des yeux, sur le museau, les oreilles, l’avant du cou, les épaules, le poitrail, sous le ventre, les cuisses, les membres antérieurs et postérieurs. Les oreilles ont toujours une teinte feu plus foncée. Du blanc est admissible : liste blanche en tête et sur le chanfrein, tache blanche sur le poitrail, du blanc sur les membres ou seulement sur les doigts, et à l’extrémité de la queue.

Proportions importantes :

La silhouette est rectangulaire, la longueur du corps est légèrement supérieure à la hauteur au garrot. La hauteur au coude correspond à la moitié de la hauteur au garrot, voire légèrement plus. Le crâne et le chanfrein sont de longueur égale.

Peau :

Sur le corps et les membres, la peau est lisse et bien tendue; elle forme des rides sur le front. Le fanon pend en formant des replis.

Tête :

Assez lourde. De profil, elle rappelle un rectangle de longueur moyenne. La ligne du chanfrein est presque parallèle à la ligne du stop à l’occiput.

  • Région crânienne :
    • Crâne : Large, modérément arqué entre les oreilles, arcades sourcilières bien développées, crête occipitale bien prononcée.
    • Stop : Nettement marqué.
  • Région faciale :
    • Truffe : Grande, large et sombre.
    • Museau : Allongé; vu de profil il est long et tronqué à l’extrémité. Chanfrein droit.
    • Lèvres : Lèvre supérieure épaisse et tombante. Commissures des lèvres en plis.
    • Mâchoires/dents : Mâchoires fortes, dents blanches, présentant un articulé en ciseaux complet.
    • Joues : Charnues.
    • Yeux : Légèrement en amande, pas profondément enfoncés dans les orbites, de couleur brun foncé, expression douce, les paupières inférieures peuvent être légèrement pendantes chez les chiens âgés.
    • Oreilles : Tombantes, attachées assez bas, de longueur et de largeur moyennes, légèrement arrondies à leur extrémité. Les bords antérieurs des lobes sont tournés vers les joues et en contact étroit avec elles.
    • Cou : De longueur moyenne, avec une ligne de nuque droite, musclé, assez épais surtout à sa base. La peau est pendante et forme un fanon plissé.

Corps :

  • Dos : Droit.
  • Garrot : bien sorti.
  • Dos : Long, large et bien musclé.
  • Rein : relativement court.
  • Croupe : Large, musclée, assez longue, légèrement arrondie.
  • Poitrine : Haute, descendant au coude, d’ampleur et de largeur modérées. Les vraies et fausses côtes sont longues, bien cintrées et positionnées presque à la verticale.
  • Ligne du dessous et ventre : Le ventre n’est pas levretté. Flancs courts et bien remplis.

Queue :

Grosse, attachée assez bas, descend un peu plus bas que le jarret, légèrement infléchie. En déplacement lent, un peu relevée, mais pas enroulée sur le dos. Pendant la course, elle ne dépasse pas la ligne du dessus et est légèrement écartée. Couverte d’un poil plus long sur la face inférieure.

Membres :

  • Membres antérieurs :
    • Vue d’ensemble : Membres antérieurs bien musclés, à l’ossature forte. Ils sont parallèles vus de face et verticaux vus de profil.
    • Epaule : Omoplate longue, oblique, bien musclée. L’omoplate forme un angle de 100° avec le bras.
    • Bras : de longueur moyenne, oblique.
    • Coude : très près du corps, ne tourne ni vers l’intérieur ni vers l’extérieur.
    • Avant-bras : Forte ossature et tendons souples.
    • Carpe (poignet) : Large, sans épaississement et sans signe de rachitisme.
    • Pieds antérieurs : Très serrés, ronds, doigts bien serrés, avec des coussinets fermes. Les ongles sont puissants, épais, de couleur noire ou corne lorsque les doigts sont blancs.
  • Membres postérieurs :
    • Vue d’ensemble : Vus de profil, ils sont placés légèrement vers l’arrière. Vus de derrière, ils sont droits et parallèles.
    • Cuisses : Longue, large, avec des muscles bien développés. L’angle de l’articulation coxo-fémorale est d’environ 100°.
    • Grasset : Bien angulé.
    • Jambe : Modérément longue, d’une ossature forte, bien musclée, oblique.
    • Jarret : Sec, bien dessiné.
    • Pointe du Jarret : Bien angulée, avec un calcanéum (os du talon) puissant.
    • Métatarse : Assez long, presque vertical.
    • Pieds postérieurs : Très serrés, ronds, doigts bien serrés, avec des coussinets fermes. Les ongles sont puissants, épais, de couleur noire ou corne lorsque les doigts sont blancs.

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